Montréal (Québec), le 11 octobre 2016 – Rodeo FX a terminé près de 200 plans d’effets visuels pour le film La légende de Tarzan, notamment des séquences d’action avec des hippopotames et des crocodiles en images de synthèse, où l’interaction réaliste de l’eau était très importante pour le succès des plans. Le studio signe des effets visuels d’un tel réalisme que les séquences avec les animaux semblent tout droit tirées d’un documentaire sur la faune. Il s’agit de la première grande production pour laquelle Rodeo FX a conçu des créatures en images de synthèse, ajoutant ainsi cette nouvelle compétence à son répertoire de services en effets visuels.

Réalisé par David Yates et mettant en vedette Alexander Skarsgård et Margot Robbie, le film La légende de Tarzan suit les péripéties du héros éponyme, qui habite maintenant à Londres sous le nom de Lord Greystoke, alors qu’il retourne au Congo avec sa femme Jane dans le cadre d’une mission commerciale pour le gouvernement. Lorsque Jane est kidnappée, Tarzan doit retrouver ses racines et faire équipe avec ses amis les animaux afin de secourir sa bien-aimée.

Rodeo FX a créé des environnements pour les scènes campées à Londres, notamment des matte paintings en deux dimensions ainsi que des prolongements de décor et de la végétation en images de synthèse. Pour les scènes à bord d’un vapeur à aubes, tournées devant un écran vert, le studio a rapiécé des éléments d’arrière-plan captés au moyen de six caméras au Gabon. C’est toutefois les créatures en images de synthèse qui ont représenté l’aspect le plus difficile – et gratifiant – du projet.

« La barre est haute en ce qui a trait à la conception de créatures en images de synthèse, affirme François Dumoulin, superviseur d’effets visuels chez Rodeo FX. En nous attaquant à ce défi, nous avons véritablement repoussé nos limites. »

Des hippos et des crocos plus vrais que nature

En plus de papillons et de fourmis coupeuses de feuilles, Rodeo FX a créé un troupeau d’hippopotames, dont un « principal » qui attaque Jane, ainsi qu’une bande de crocodiles qu’on peut voir dans la séquence finale du film.

« Comme nous avons créé nos créatures de toutes pièces, nous avions toute la marge nécessaire pour bien faire les choses sans dépendre d’outils ou de workflows traditionnels, dit Mikaël Damant-Sirois, superviseur 3D chez Rodeo FX. Nous avons dû concevoir les divers éléments, les disposer dans leurs environnements, puis les valider dans les prises de vue réelles. »

Le réalisateur David Yates et son superviseur VFX de la production, Tim Burke, voulaient que les hippopotames et les crocodiles aient l’air agressif et menaçant, et ils se sont inspirés d’animaux réels filmés dans le cadre de documentaires. Visuellement, les animaux du film sont basés sur des espèces bien précises, mais l’équipe de Rodeo FX avait carte blanche pour développer l’aspect narratif des scènes faisant intervenir ces créatures.

Rodeo FX a fabriqué le squelette, l’enveloppe musculaire, la peau, la fourrure et les écailles des animaux. Chaque individu a ensuite été modifié de façon à se distinguer des autres, notamment au niveau des écailles des crocodiles, des textures de la cuirasse et des marques distinctives.

Animation des créatures

Images de référence à l’appui, les maquettes ont été soumises à divers cycles d’animation selon les mouvements que les animaux feraient dans la nature – individus au repos sur la terre ferme et dans l’eau, courant, marchant, nageant ou luttant entre eux –, soit toutes les situations où les textures et les formes sont poussées à l’extrême, dans le souci de toujours maintenir un aspect réaliste.

« Notre hippopotame principal, qui est montré dans des plans rapprochés, a eu besoin d’une maquette faciale distincte afin qu’on puisse contrôler toutes les composantes individuelles de sa tête, explique M. Dumoulin. Nous avions des animateurs juste pour ses yeux, ce qui lui a vraiment donné vie. »

Interactions avec l’eau

David Yates et Tim Burke ne souhaitaient pas utiliser de modèles physiques comme « doublures » pour les animaux lors des prises de vue réelles, soit la technique traditionnelle pour obtenir les interactions voulues avec l’eau et les autres éléments dans une scène. Ils ont voulu que ces plans soient entièrement en images de synthèses.

« Par conséquent, nous avons dû ajouter de l’eau en mouvement et d’autres éléments dans ces scènes, affirme M. Dumoulin. Cela a rendu notre travail encore plus complexe. »

Rodeo FX a fait appel à des simulations pour représenter les animaux qui interagissent avec de l’eau, des débris dans l’eau, de la boue et du sable. L’équipe a créé un modèle d’eau générique afin d’imiter de vastes quantités de liquide, puis elle a réintégré cette eau en images de synthèses dans les prises de vue. Pour recréer les effets de l’eau, les références sont venues de trois sources : le réservoir d’eau de Leavesden, pour l’eau calme sans courant ni turbulence, une rivière en Angleterre, pour les ondulations et les courants légers, ainsi qu’un cours d’eau du Gabon, pour les courants rapides et les niveaux d’agitation importants.

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